Cris et Erding, deux des trois buteurs de Gerland.
Lyon, qui avait besoin de se rassurer, s'est imposé face au Paris-SG (2-1) lors d'une fin de match renversante. Gomis et Cris ont répliqué à Erding. Lyon a bien failli boucler la semaine la plus noire de son ère moderne dimanche soir à Gerland. Sorti de la Coupe de France puis de la Coupe de la Ligue en quelques jours, l'OL est passé tout près d'un troisième revers en huit jours, cette fois face au PSG. Mais Lyon est redevenu Lyon en quelques minutes, et a crucifié un PSG impuissant lors d'une fin de match pour le moins renversante (2-1). Paris menait, Paris tenait mais Paris s'est écroulé devant la puissance de l'OL, revenu de l'enfer. Gomis et Cris ont répliqué à Erding, qui a vu son équipe sombrer depuis le banc et à dix contre onze. Triste destin. Lyon, qui jouait un peu sa saison à quitte ou double sur ce match, reste plus que jamais en course pour une qualification en Ligue des champions. Quatrièmes, les Gones ne sont qu'à un point du podium. La situation est beaucoup plus embarrassante pour Paris, seulement 14e avec 29 points. Et le club de la capitale n'a pris que 4 points sur 18 lors des six dernières journées.
Depuis le début de l'année, le PSG a joué trois matches de Championnat et il a perdu les trois. Lyon, lui, a fait le plein. La situation est aussi inquiétante que paradoxale. Bons contre Monaco (0-1) et à Lyon, les Parisiens n'ont pas été récompensés de leurs efforts et de leur audace. Ils sont tombés face à un Ruffier énorme au Parc et là, à Gerland, ils ont manqué d'un réalisme flagrant. Enfin associés d'entrée, Hoarau et Erding ont mis le feu dans une défense lyonnaise souvent aux abois, à l'image de Cris et Lovren, vraiment pas dans le coup. Le Réunionnais n'a pas concrétisé ses nombreuses occasions (13e et 22e) en début de match. Heureusement, Erding, qui a repris un corner de Sessegnon, avait mis Paris sur orbite (10e, 0-1).
Pendant longtemps, l'ancien roi de France n'y était donc pas. Mais l'équipe de Claude Puel s'est libérée en marquant deux buts dans le dernier quart d'heure. Du Lyon pur jus. Un terrible coup de poignard pour Paris. Il faut dire que l'équipe d'Antoine Kombouaré jouait à dix quand Lyon est revenu si fort. Sakho s'est logiquement fait expulser à la 65e pour une faute sur Gomis, lequel s'est ensuite déchaîné. Une première frappe sur la barre d'Edel avant de faire mouche et d'égaliser dans la foulée à bout portant (77e). Et comme un symbole, c'est le capitaine Cris qui a remis son équipe sur les bons rails d'une tête bien sentie (81e). La détresse s'est alors emparée de Giuly et Erding, abattus sur le banc. L'addition aurait pu être plus salée puisque Gomis a de nouveau trouvé les montants parisiens (90e). Lyon a gagné sans vraiment convaincre. Tout le contraire de Paris. - David MICHEL